Pour Camille Gourin, Responsable Communication, la communication interne n’est pas un service en coulisses : c’est un effort collectif porté par le terrain, les managers et une équipe soudée. Elle partage une vision vivante de l’engagement, façonnée par la transversalité, l’innovation continue et une grande confiance accordée aux collaborateurs
Construire une communication “par” et “avec” les équipes
Dès les premières minutes d’échange, Camille Gourin insiste sur un point essentiel : la communication interne ne fonctionne réellement que lorsqu’elle est relayée par ceux qui vivent le quotidien de l’entreprise.
L’un des exemples les plus parlants est celui de la gamification. Alors qu’elle peut être coûteuse et nécessiter une forte mobilisation des équipes, elle peut être décentralisée vers les managers, et depuis, cette évolution est devenue un vrai levier culturel.
« On donne les clés, et ce sont les managers qui font vivre les challenges. Ils animent, motivent et surtout assurent que l’information circule et que chacun est traité de la même manière », explique-t-elle.
Dans les faits, ce choix renforce l’équité, la cohérence des messages et la dynamique d’équipe. Les managers deviennent des relais naturels des newsletters, du podcast ou des nouvelles initiatives. Et cela se voit sur le terrain : les équipes les plus animées sont aussi celles où la motivation et la performance progressent.
Des collaborateurs très engagés… et toujours en demande
Voltalis affiche des taux de lecture rarement vus ailleurs : 75 % sur certaines newsletters. Pourtant, Camille le dit avec simplicité : « Plus on donne, plus ils en veulent. »
Les collaborateurs réclament davantage de prise de parole et de rencontre. Pas pour combler un manque, mais parce que cette proximité nourrit un sentiment d’appartenance fort.
Les temps collectifs comme les séminaires, soirées, rituels d’équipe jouent un rôle clé. Ils sont attendus, réclamés, vécus comme des respirations nécessaires dans un groupe en forte croissance. Et même si la direction ne comprend pas toujours immédiatement l’enjeu de certaines initiatives, elle accorde sa confiance. L’exemple des fresques du climat l’illustre parfaitement : d’abord perçues comme « déjà vues », elles ont rencontré un succès massif, devenant un levier de cohésion durable.
Innover en continu : ateliers, nouveaux formats et valorisation des collaborateurs
La créativité occupe une place centrale dans la manière dont Camille et son équipe travaillent. Des ateliers d’idéation et des réflexions collectives permettent de renouveler formats et pratique pour répondre au mieux aux besoins des équipes. L’équipe communication n’est jamais seule : la transversalité est la norme, et la directrice joue un rôle moteur dans cette dynamique.
Parmi les projets à venir, un sujet tient particulièrement à cœur à Camille : faire des collaborateurs les visages de Voltalis, notamment dans la communication externe. Campagnes dans les magasins partenaires, prises de parole médias, média training élargi à d’autres profils… l’idée est simple : rendre visibles celles et ceux qui font l’entreprise.
« Cela les reconnaît, cela les valorise, et cela renforce leur place dans l’histoire collective »
Autre grand chantier : compléter l’écosystème interne avec un véritable intranet. SharePoint est déjà utilisé en partie et sera une base solide pour une future amélioration. Pour Camille, ce serait une pièce manquante importante, un espace capable “d’enrober” l’ensemble des initiatives internes et d’offrir un référentiel stable à tous.
Mesurer autrement, écouter vraiment
Une enquête est généralement menée annuellement ainsi que des sondages par projets, et la plupart des retours se font à l’oral, par proximité, par confiance. Les relais en régions jouent aussi un rôle clé pour “prendre la température”.
Camille aimerait aller plus loin dans l’analyse des KPI, une envie personnelle, presque un réflexe analytique. Mais elle le dit sans détour : les frustrations sont rares. L’équipe est fière de ce qui a été construit, consciente que ce qui fonctionne ici ne fonctionnerait pas forcément ailleurs, car l’engagement relève d’un équilibre subtil entre valeurs partagées, dynamisme managérial et direction impliquée.
Ouvrir encore, aller plus loin
En fin d’échange, Camille évoque le projet suivant : produire des reportages internes pour montrer le quotidien des équipes, dépasser les formats audio, mettre en scène des métiers parfois invisibles mais essentiels. Une façon de continuer à raconter l’entreprise de l’intérieur, avec authenticité et fierté.
Et une conviction en filigrane :
« Une communication interne forte, c’est une communication portée collectivement. Elle existe parce que les gens y croient, et parce qu’ils y participent. »
Un message qui, chez Voltalis, ne tient pas du slogan : il se vérifie chaque jour sur le terrain.
Un grand merci à Camille Gourin pour cet échange. Chez we advocacy, notre mission, c’est de redonner du pouvoir à la communication interne et d’en faire un levier vivant de la culture, de la marque et de la performance de l’entreprise.
Article publié initialement dans la newsletter LinkedIn Communications Internes de Thomas Artiguebieille.