Communication Interne

Le bien-être au travail : le guide pratique

By 12 février 2020 No Comments
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Temps de lecture : 4 min

Le bien-être au travail est devenu une préoccupation majeure dans le monde de l’entreprise. Productivité et fidélisation des collaborateurs, attractivité de l’entreprise d’un point de vue RH, lutte contre l’absentéisme, résultats, image de marque auprès de la clientèle de plus en plus sensible aux questions sociales dans le monde du travail… les enjeux liés à la Qualité de Vie au Travail (QVT) sont importants.

Créer un environnement de bien-être au travail 

Le bien-être au travail se travaille au quotidien. Si les collaborateurs arrivent avec leurs propres personnalités, leurs compétences et leur motivation, le climat social est aussi le résultat d’une dynamique donnée par l’entreprise.  

Plusieurs leviers sont à la disposition de l’employeur pour créer une environnement de travail agréable et adapté.

L’état des locaux et du matériel mis à disposition des collaborateurs contribue à leur ressenti. Le nombre d’heures passées au travail est conséquent, aussi évoluer dans un cadre sain et plaisant, bien équipé, s’inscrit directement dans la QVT.

Créer un esprit d’entreprise, un sentiment d’appartenance, est aussi un facteur important du bien-être au travail. Avoir des collaborateurs qui se connaissent et qui comprennent les tenants et les aboutissants des missions des uns et des autres permet de créer une émulation interne favorable, tant pour les objectifs collectifs comme pour les objectifs individuels.

La QVT passe aussi par le ressenti des collaborateurs, le degré de considération qu’il perçoive de leur hiérarchie vis à vis de leur travail et de leur personne. Des outils comme des sondages, des enquêtes de satisfaction, des actions de prévention des risques psychosociaux… peuvent être déployés en ce sens.

Une stratégie interne cohérente

Compte-tenu des enjeux et de l’étendue des données qui entrent dans la notion de bien-être professionnel, c’est une véritable politique interne qui doit être menée dans l’entreprise vis à vis de la Qualité de Vie au Travail.

Cette politique prend la forme d’un plan d’action, piloté par la Direction, mais dont les acteurs sont multiples et à tous les niveaux hiérarchiques.

Il revient aux dirigeants de définir le cap à suivre, le fil directeur des différentes actions, le planning. Les directeurs et les managers vont donner l’impulsion à leurs équipes, proposer une organisation interne idoine. Ils doivent aussi savoir ressentir et écouter leurs collaborateurs, et faire les remontées terrain avec justesse et impartialité pour que la recherche permanente de l’amélioration de la QVT reste cohérente et atteignable.

Le ou la DRH joue un rôle central dans la QVT, puisque c’est bien l’humain qui est au cœur du projet.

Chacun des collaborateurs y devient un acteur à part entière, dont le ressenti et les propositions nourrissent les choix et arbitrages nécessaires liés à la politique interne.

Pour recueillir les besoins et les attentes des uns et des autres et dégager les pistes de travail prioritaires, la mise en place d’un CHSCT(Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) peut être profitable. C’est par ailleurs une obligation dans les entreprises dont l’effectif atteint au moins 50 salariés.

Des collaborateurs engagés et épanouis

Pour se sentir bien dans son travail, un collaborateur doit ressentir de la considération. La rémunération y contribue pour partie, mais entre aussi en ligne de compte les perspectives de carrière, son intégration dans l’entreprise, son sentiment d’appartenance, le réseau qu’il arrive à se créer en interne, avec ses collègues, l’autonomie dont il peut jouir dans son travail, les possibilités qui lui sont offertes pour s’exprimer… Il doit aussi avoir le sentiment d’exercer sa mission dans les meilleures conditions, environnementales, matérielles et sécuritaires. 

Chaque collaborateur aura ses propres critères et son propre niveau de pondération de ces derniers. L’harmonie doit naître malgré ses divergences. Le déploiement de la politique interne de QVT est donc une tâche pointue, qui demande une veille permanente et une grande réactivité. 

Mais ces efforts et ces investissements en temps, en homme et en matériel sont bénéfiques à l’entreprise puisqu’un collaborateur épanouis professionnellement est plus productif. 

Il est aussi enclin à devenir un collaborateur ambassadeur, à parler de son travail et de son entreprise, assurant de manière spontanée et volontaire la meilleure promotion auprès de son réseau, relayant la marque employeur et suscitant ainsi de la notoriété et de l’intérêt auprès de nouveaux collaborateurs potentiels et de prospects. C’est un cercle vertueux qui peut se mettre en place.

Le management humain 3.0

La méthode de management joue un rôle prépondérant dans le moral des collaborateurs au travail. Les attentes de ces derniers sur ce plan ont beaucoup évolué, ce qui a aboutit au management 3.0.

L’organisation hiérarchique verticale est de plus en plus dépassée, délaissée au profit d’un modèle horizontal où les rôles de chacun restent clairement définis mais où chacun devient force de proposition. L’esprit d’équipe est au cœur des préoccupation, et l’émulation collective doit porter chacun vers le dépassement de soi et l’atteinte de ses objectifs individuels.

Le management 3.0 repose sur la confiance et la communication interne. Les collaborateurs jouissent d’une plus grande autonomie dans la réalisation de leurs missions. En lien avec cette dynamique, de nouvelles organisations émergent dans certaines entreprises, comme le télétravail. 

Les collaborateurs doivent se retrouver dans ce style de management pour se sentir bien au travail. Leur investissement et leur état d’esprit bienveillant sont aussi essentiels à ce ressenti.

Le slow management

Les cadences infernales génèrent du stress, qui en excès devient contre-productif. La direction des entreprises l’a bien compris et fait place désormais au slow management dans leur recherche de QVT.

Le slow management passe par de la souplesse dans les horaires de travail. Il s’agit pour les collaborateurs d’arriver à mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle.

Le slow management se recentre aussi sur l’essentiel. Les tâches sont simplifiées au maximum, et les tâches chronophages ou accessoires sont déléguées, d’où l’importance de l’esprit d’équipe.

Le bien-être professionnel passe par la reconnaissance des réussites individuelles et collectives. En découpant son travail en plusieurs tâches, les progrès peuvent être mesurés plus facilement et les réussites s’enchaîner, boostant la motivation

 

La Qualité de Vie au Travail profite à l’entreprise et à ses collaborateurs. Elle est le fruit d’une vision partagée de l’entreprise, où chacun devient un acteur de l’ambiance et de l’identité propre à la marque.

 

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